La raffinerie de Tiaret

18 Septembre 2011 , Rédigé par webtiaret

TOUJOURS ! LA RAFFINERIE

un vrai rebondissement dans l'histoire de la raffinerie, et tout au bonheur de la région. en ce début d'avril les responsables de GCB (génie civil et bâtiments) une filiale de SONATRACH assure que ce projet d'une capacité de production de 5 millions de tonnes de produits hydrocarbures et un stockage de 200 milles tonnes.  est maintenu à Tiaret, un projet économique d'envergure et que la région n'a pas connu un aussi gros investissement depuis plus de deux décennies et faudrait-il préciser que seul l'état est l'investisseur dans la région tout au long de son histoire économique et industrielle à l'exception de la société d'émulsion de bitume (privé) installée y a de cela quelques années à Zaaroura. une aubaine pour les milliers de jeunes cadres et techniciens en chomage ! pourvu qu'il ne soit un poisson.

WEBTIARET

Le projet de la plus grande raffinerie pourrait ne pas être implanté à Tiaret

 

Alors, peut-on se demander si cette raffinerie est économiquement viable ? EL WATAN edition du 15/9/2011

Quand bien même serait-elle économiquement viable, son implantation à Arzew n’aurait posé aucun problème, d’autant plus que le port d’Arzew est mieux pourvu en capacités d’évacuation que le port de Skikda.
Restons dans le domaine du raffinage. On a annoncé, il y a quelques années, la réalisation à Tiaret d’une raffinerie d’une capacité de 15 millions de tonnes pour les besoins intérieurs et pour l’export.Augmenter les capacités de raffinage de l’Algérie n’est pas une mauvaise chose, bien au contraire (sous réserve d’une étude de rentabilité).Mais, réaliser une raffinerie destinée surtout à l’export, aussi loin des côtes relève d’une logique difficile à comprendre ; cela avait d’ailleurs attiré la remarque suivante de la part d’un journaliste de la presse nationale : «Il est connu que Tiaret est un grand port de mer.»Il semblerait que le projet soit retiré. Par contre, la rénovation de la raffinerie d’Alger (construite en 1960) vient d’être confiée à un groupe étranger.

Cette raffinerie, complètement enclavée dans les terres, peut poser des problèmes de sécurité pour les riverains qui sont très nombreux.Pour répondre aux besoins nationaux de raffinage et pour alimenter la capitale en toute quiétude, on aurait fondu les deux projets «raffinerie de Tiaret et rénovation de la raffinerie d’Alger» en un seul projet et construire ainsi une raffinerie de capacité adéquate en bord de mer (près d’un port) non loin d’Alger.

Usine.jpgIl est probable que cela aurait été plus économique. Une autre raffinerie a été réalisée à Adrar en partenariat ; cette raffinerie, destinée à alimenter l’extrême Sud en produits raffinés est une excellente initiative.
Cependant, la réaliser en partenariat ne semble pas être la meilleure solution et la doter d’un cracking catalytique ne se justifie aucunement. Ce n’est après tout qu’une mini-raffinerie (16 000 bbls par jour) que  Sonatrach aurait pu réaliser sans absolument aucun problème tout en développant les gisements qui l’alimentent (d’ailleurs découverts par Sonatrach durant les décennies 1980 et 1990). Un partenariat ne s’imposait pas, d’autant plus que cette raffinerie couvre uniquement des besoins nationaux très sensibles. L’Algérie possède des installations de liquéfaction de gaz construites au début de la décennie 1970 et rénovées durant la décennie 1990.

 

Le procédé utilisé fait largement appel à la vapeur, seul procédé disponible en ce temps-là. Ce processus entraîne une autoconsommation de 15% (au minimum). Depuis, la technologie a considérablement évolué et l’autoconsommation a été ramenée à 6%. Compte tenu de l’évolution des prix du gaz, on peut se demander pourquoi n’a-t-on pas profité de la reconstruction d’une nouvelle unité à Skikda et à Arzew pour préparer un arrêt programmé des trois unités d’Arzew (grosses consommatrices de gaz) et réorienté nos exportations de la manière suivante :
- alimenter les pays limitrophes par gazoduc comme l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Croatie, la Tunisie, le Maroc et aussi la
France ;
- réserver  le GNL pour les marchés plus lointains ;
- conserver une quantité de GNL pour répondre à un marché qui peut s’avérer plus rentables certaines parties de l’année.

Cette réorientation pourrait s’avérer plus rentable, d’autant plus que l’arrêt des anciennes unités de GNL permettrait d’économiser environ 2 milliards de mètres cubes par an (réduction de l’autoconsommation).L’Algérie est l’un des premiers exportateurs de gaz de la planète, cependant, beaucoup de localités algériennes ne sont pas alimentées en gaz naturel.
Ne pourrait-on pas, à l’instar de ce qui a été fait au cours des années 1970 pour l’électricité, lancer un plan volontariste de distribution du gaz dans les localités de plus de 10 000 habitants par exemple, cela nécessitera, peut-être, la construction d’une dorsale est-ouest à hauteur de la rocade sud pour atteindre toutes les localités des Hauts-Plateaux.

 

Pour les localités très éloignées ou enclavées, on pourrait songer à des installations de distribution d’air propané.
Un plan de ce gen

re permettrait aux PME, PMI algériennes de participer à cet effort et créer ainsi des emplois au profit de la main- d’œuvre algérienne. Cela évitera toute cette manipulation de bouteilles de butane à travers le territoire national avec les pénuries cycliques qui rendent la vie quotidienne du citoyen difficile en période hivernale.
La création d’une nouvelle ville pour dégorger le site du champ de production de Hassi Messaoud est une initiative à encourager.

 

Le champ de Hassi Messaoud est un site industriel où il n’est pas possible de s’installer à cause des dangers que l’on peut encourir sans prendre des précautions ; pour ne citer qu’un exemple, on évoquera la présence de conduites de gaz à haute pression qui sillonnent tout le champ.Revenir à la notion de centre industriel comme l’était le champ durant la décennie 1970 serait hautement souhaitable. 

 

article paru sur le net MAGHREBEMERGENT

Le lieu d'implantation de la plus grande raffinerie d'Algérie (15 millions de tonnes/an), prévue initialement dans la wilaya de Tiaret, est encore à l'étude, a affirmé lundi le ministre de l'énergie et des mines, Youcef Yousfi.

Le choix du lieu de la construction de cette usine dépendra essentiellement "de considérations économiques et stratégiques", a-t-il indiqué lors de la présentation d'un état des lieux de son secteur aux membres de la commission économique de l'APN. Par ailleurs, selon le ministre, l'Algérie gagnerait ''si elle importe le pétrole qu'elle va transformer en bitume dans cette raffinerie, car le pétrole produit localement, réputé être le meilleur brut au monde, lui rapporterait plus à l'exportation''.

Si l'option d'importation de brut est retenue, la raffinerie ne sera ''pas construite à Tiaret car l'investissement dans les pipes de transport qui vont acheminer le pétrole des ports vers cette wilaya reviendrait cher à Sonatrach'', a-t-il précisé. Sans exclure la probabilité d'implanter cette usine à Tiaret, si le brut utilisé est produit localement, le ministre a indiqué que" la solution sera faite en fonction de ces considérations techniques et stratégiques".

Reconnaissant le retard accusé dans le développement de l'industrie du raffinage en Algérie, le ministre a indiqué que son secteur travaille pour atteindre 45 à 50 millions de tonnes de brut raffiné en 2014.

Yousfi a rappelé que le programme quinquennal 2010-214 de son secteur prévoit une enveloppe de 4.400 milliards de DA, dont 77% sera consacré au développement de l'exploration et de la production des hydrocarbures.

Pour le secteur des mines, le ministre a annoncé l'amendement de la loi sur les mines pour permettre à l'Etat d'investir dans la recherche. Il a également fait savoir que son secteur examine l'étude de faisabilité de la mine de Zinc de Oued Amizour, présentée par un partenaire australien. Selon lui, la méthode d'exploitation préconisée par ce partenaire comporte des "risques très sérieux" de glissement de terrain pouvant mettre en péril un certains nombre de villages riverains.

A propos d’énergies renouvelables, M. Yousfi a annoncé deux rencontres, prévues la semaine prochaine entre Sonelgaz avec des industriels et des chercheurs pour discuter des possibilités de les associer dans le programme de développement des ENR, annoncé par le gouvernement.

Enfin, le ministre a indiqué qu'une étude a été élaborée pour reprendre par le groupe Sonatrach des activités de sous-traitance cédées à des compagnies étrangères.

 

maghrebemegent.

 

 

 

Tiaret : la raffinerie sera mise en service dans 4 ans

Le ministre de l’Energie et des Mines, monsieur Youssef Yousfi, a été l’hôte de Tiaret, jeudi dernier, où il a inspecté plusieurs projets gaziers et électriques devant permettre une meilleure couverture et augmenter, par là même, les taux de pénétration.

Si pour le gaz, on parle de 75%, pour l’énergie électrique c’est plutôt en deçà de la demande locale, d’où les travaux d’extension entrepris par la société de gestion du réseau transport. Le ministre, après avoir visité le site situé à Sidi Abed où devrait s’implanter la future raffinerie de Tiaret d’une capacité de 5 millions de tonnes par an, a déclaré que «Sonatrach va procéder aux indemnisations des fellahs qui ont leurs actes de propriété» et que «l’eau (2 millions de m3/an) pour les besoins du complexe sera acheminée depuis le barrage de Dahmouni».

A ce propos, il y a revirement puisque les autorités ont parlé par un passé récent de l’acheminement de l’eau de mer dessalée à partir de la Macta. Le membre du gouvernement, dans sa première escale dans la nouvelle zone industrielle pétrochimique, a fait savoir que «la mise en service de ce projet grandiose entrera en production à partir du 2e semestre de 2017» et s’est vu expliquer la réalisation d’un dépôt de stockage stratégique d’une capacité de 300 000 m3 destinés à la région Ouest des Hauts-Plateaux.

Le terrain se trouvant à 70 km de la raffinerie dans la commune d’Aïn Kermès là où devait passer la ligne ferroviaire Saida-Tiaret. La levée topographique et les études géotechniques pour la nouvelle zone industrielle pétrochimique entreprises par l’ENGCB étant en cours. A Tagdempt, l’ex-capitale de l’Etat de l’émir Abdelkader, à 7 km de Tiaret, le ministre a procédé à la mise en service d’un DP Gaz d’une longueur de plus 16 km.

210 branchements ont été effectués dans cette localité. A la fin de son périple, monsieur Youssef Yousfi s’est déplacé à Rahouia pour voir de visu les travaux de réfection du gazoduc GZ 3 sur une longueur de 100 km. Les travaux entrepris par l’ENAC, bien que s’étendant sur 24 mois, vont connaître une réduction de temps de l’ordre de 6 mois selon les engagements pris par les responsables de cette filiale de Sonatrach.                         

Fawzi Amellal

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